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XIXème siècle : siècle de grands travaux au Fort
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Au lendemain de l'invasion Autrichienne et de la destruction quasi totale de Fort l'Ecluse en 1815, il fut décidé de maintenir ce "cadenas" dans le dispositif de défense des frontières françaises. Dès 1820, la reconstruction méthodique, intégrant les nouvelles avancées de l'architecture militaire, pouvait commencer.

 
 
 

L'épisode de 1815 révéla clairement aux plus sceptiques l'intérêt de sauvegarder ce site stratégique. Il montra aussi et surtout l'absolue nécessité de donner à cette place forte des caractéristiques architecturales et militaires pouvant lui permettre de tenir pleinement son rôle.

Les ingénieurs du génie militaire ainsi que la Direction des Fortifications se mirent au travail.

Seule partie préservée lors des destructions de 1815, et unique témoin de cette époque encore visible aujourd'hui, la vaillante tour de la porte de France est voûtée et gagne un étage supplémentaire.

A l'image de ce qui est réalisé là, tous les bâtiments qui seront reconstruits, sur la base même des anciennes fondations, le seront "à l'épreuve". Il faut entendre par là que ces bâtiments seront conçus et réalisés pour pouvoir résister aux bombes et obus.

En prenant donc en compte les toutes nouvelles avancées de l'artillerie, trois bâtiments principaux sont alors réalisés dès 1821, voutés sur un ou plusieurs étages. Le premier, côté ouest, est adossé à la tour d'époque napoléonienne pour former le bâtiment de la Porte de France. Comme nous l'avons vu, la tour est elle aussi surélevée; si vous prêtez attention à celle-ci lors de votre arrivée à Fort l'Ecluse, vous pourrez discerner l'appareil (Cf.Glossaire) différent, précieux témoignage des détails de cette reconstruction. Le pont dormant, qui avait été installé provisoirement suite aux dégâts de 1815 pour rétablir la circulation sur l'axe Genève-Bellegarde, est à nouveau remplacé par un pont-levis à sytème bélidor enjambant largement le fossé qui est creusé plus profondément encore qu'auparavant.

 

 

Le second édifice est élevé en position centrale, au milieu de la fausse-braie, il est orienté sud-ouest / nord-ouest et vient littéralement "lécher" la paroi rocheuse sur laquelle s'accroche Fort l'Ecluse. A noter encore une fois que ce bâtiment est "à l'épreuve" puisque l'ensemble du rez-de-chaussée est voûté. Si les étages supérieurs venaient à s'effondrer, il est alors possible de compter sur ce dernier pour résister. Ces étages supérieurs, pourvus également de cheminées, accueilleront les officiers supérieurs.

Enfin, faisant face à la Suisse et reconstruit sur les tracés de l'ancien bâtiment (au regard des nombreuses contraintes dites structurelles, notamment la présence de fondations bastionnées), la dernière caserne couvre la Porte de Genève. Tout comme la porte opposée, elle reçut un nouveau pont-levis à sytème bélidor et un fossé mieux dessiné.

Quelques améliorations furent également apportées au positionnement de l'artillerie, aux déambulations, au confort des troupes, etc... Dès 1828, le fort inférieur est reconstruit. Il devient alors véritablement ce qu'il représente toujours aujourd'hui : l'une des plus belles et spectaculaires fortifications de montagne françaises, l'un des rares exemples d'ouvrages "d'interdiction".

Quelques années plus tard, la "citadelle" ou "fort supérieur" allait venir parachever ce superbe ensemble architectural.

 

 

 


 
 

 

 

Le Général Haxo

 

Membre du Comité des fortifications en 1814, le Général Haxo (François Nicolas Benoît, baron Haxo) est décoré de l'ordre de Saint-Louis.

Général quelque peu oublié, il reste pourtant une figure importante du Génie et des fortifications.

Officier sur le terrain militaire aux côtés de Napoléon, il deviendra Inspecteur général du génie en 1819. Celui-ci marquera alors très largement l'histoire architecturale du site de Fort l'Ecluse. D'abord pour en avoir conduit la restructuration puis, pour avoir fait construire le fort supérieur et enfin, pour les casemates dites "Haxo" (puisqu'il en est le concepteur), présentes en plusieurs exemplaires au fort.

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En 1834, après de nombreux projets refusés, l'inspecteur général du Génie, le général Haxo, accepte enfin de construire un nouvel ouvrage de protection : le fort supérieur.

Après la reconstruction complète du fort, qu'il est maintenant nécessaire d'appeler fort inférieur, tous les officiers d'expérience, ingénieurs du génie et autres stratèges s'accordèrent sur un fait incontournable : la nécessité de protéger le fort par le haut.

Après de multiples plans, plus ou moins audacieux, plus ou moins coûteux aussi, une citadelle sera finalement bâtie à l'aplomb du fort inférieur entre 1834 et 1848.

Celle-ci, s'inscrivant merveilleusement bien dans le dessin naturel de la roche, peut accueillir 300 à 400 hommes dans une architecture en redan, une caserne casematée de trois niveaux.

Cet ouvrage est à la fois unique et impressionnant du fait de quelques éléments particuliers. Il faut noter par exemple, le prodigieux fossé creusé profondément dans la roche, côté Genève, qui protège l'ensemble des deux forts sur toute la longueur de la paroi abrupte, soit plus de 200 mètres de long !

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