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De César jusqu'aux batailles contre les Autrichiens en 1815e
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A la fin du XIIème siècle, les religieux de la puissante abbaye de Condat érigèrent, dans un premier temps une chapelle puis, la Villa de la Cluse.

 
 
 

Cet ensemble architectural, que l'on semble retrouver également sous le nom de Notre Dame du Pas dans certains écrits ou gravures anciennes, permettra aux moines et à leur abbé d'asseoir leur influence sur la région.

Portant réconfort aux hommes et apaisant leurs souffrances, les religieux n'en contrôlent pas moins ce défilé unique et périlleux décrit par César.
Il n'est pas exclu qu'ils le feront en monnayant très vraisemblablement comme d'usage un droit de passage, réconfortant par la même occasion leur bourse et les finances de l'Abbaye !...

Théâtre de continuelles querelles d'influence entre les seigneurs de Gex, comtes de Savoie ou autres comtes du Genevois, les années feront le reste.
Passant de propriétaire en propriétaire, de haute lutte ou de façon pacifique, ce fut selon, ce site stratégique profitera alors de multiples transformations et améliorations.
Echangé aux religieux, Amédée, fils du premier Sire de Gex, y adjoint une maison forte vers 1278.
Cédé en 1293, par Léonète, Dame de Gex et héritière, à Amédée V, Comte de Savoie.

 

Assiégé par Jean de Châlon, seigneur de Arlay qui fortifie le site pour en faire un château féodal.
Le Chasteau de la Cluse est repris entre 1311 et 1318 par les comtes de Savoie et devient en 1323 chef-lieu de Châtellennie et possession savoyarde.

 

première et unique place forte du royaume de France clef d'entrée entre nos voisins et le sud de la France

C'est alors à la Renaissance, et avec François Ier, vers 1535 -1536, que les lieux et le chateau fort de la Cluse sont à nouveau le coeur d'une bataille : une armée de près de 9000 Bernois s'empare de l'endroit.

 

A la faveur du Traité de Lausanne, le château sera finalement rétrocédé aux Savoyards en 1564.
En 1590, les troupes armées Genevoises assiègent à leur tour, et de façon très dure, le Château de la Cluse qui subira là des dommages considérables, ce nouvel épisode violent le laissant quasiment à l' état de ruines.

Un an et un mois, jour pour jour, après son mariage avec Marie de Médicis à Lyon, Henri IV signe habilement dans cette même ville le Traité de Lyon avec le Duc de Savoie le 17 janvier 1601.

Celui-ci met fin aux batailles avec la Savoie et cède notamment le pays de Gex au roi.

 

En ce début du XVIIème siècle, il fait surtout du Fort de la Cluse, et pour longtemps, la première et unique place forte du royaume de France clef d'entrée entre nos voisins et le sud de la France, entre les pays du nord ou encore de l'est de l'Europe et le pourtour méditerranéen.

 
   

 

   
 

 

De Henri IV, qui profitera finalement très peu de cette acquisition stratégique, jusqu'à l'aube du règne de Louis XVIII, au sortir du Ier Empire (1804-1814), le quotidien du fort sera principalement rythmé par des modifications et aménagements successifs des lieux.

En juin 1815, malgré tout, après deux siècles d'intérêt tempéré pour Fort l'Ecluse, cette "porte ouverte sur la France", les stratèges des armées françaises ne pourront alors que constater amèrement la vaillante mais vaine défense de la place forte face aux colonnes Autrichiennes en marche vers Lyon.

 

Dans un premier temps donc, il ne s'était agit que de renforcer les infrastructures et bâtiments existants. Au cours du XVIIème, on érigera avant toute chose une nouvelle enceinte (1637-1638). Cette braie (Cf.Glossaire) ainsi créée devant permettre de se protéger des pièces d'artillerie positionnées droit devant, sur le Vuache. Dans le même temps, l'angle Sud-Ouest est renforcé d'une tour (toujours visible). A l'opposé, côté Léman, et en avant de l'enceinte, une redoute (Cf.Glossaire) est bâtie. Un pont-levis en séparant l'accès depuis le mur d'enceinte. Au centre, un corps de garde (Cf.Glossaire) prend place, permettant de contrôler les circulations.

A partir de 1668, Vauban exercera les fonctions de commissaire général des Fortifications (bien que le chevalier de Clerville en garde le titre jusqu'à sa mort en 1677). Si Vauban n'intervient pas directement sur le fort, les préocupations du moment quant à l'influence considérable de l'artillerie dans les conflits armés conditionnent de nouveaux aménagements. En 1677 : les fossés transversaux, toujours en avant des Portes de France et de Genève, sont creusés et les murailles à nouveau réhaussés. En 1690-1700 : des embrasures d'artillerie sont pratiquées dans les murs d'enceinte et la porte de Genève est surélevée, couverte d'une tour casematée. La route traversante, unique voie de circulation entre Genève et Lyon, passe à l'extérieur du fort sur une passerelle, aussi dénomée "Grand Pont" sur des plans d'époque, accrochée quelques métres plus bas du mur d'enceinte et surplombant audacieusement le Rhône.

Suite...

 

 

 

De l'art des armes et de la guerre dans l'iconographie médiévale.

Pour pouvoir appréhender la véracité du dessin et la représentation historique du combat ou des armes, il est primordial de toujours considérer le contexte; qui a produit l'image? pour qui? qu'a-t-on souhaité illustrer réellement? Gardez à l'esprit que, comme dans cette première illustration qui dépeint des événements bibliques "héroïques", les blessures peuvent être incertaines. Cependant, ces représentations témoignent de l'équipement, des acteurs et de détails importants.

Enluminure du XIIIème siècle - Bible de Maciejowski. Le cavalier central utilise une arme unique. Elle est grande, maniée à deux mains et dont la longue lame, large et pleine, entaille profondément l'armure d'un autre cavalier. Derrière eux un chevalier coupe en travers le casque d'un adversaire. Au loin un fantassin armé semble-t-il d'un poignard et d'un bouclier incurvé vraisemblablement porté avec une poignée centrale. On remarquera les guêtres, côtes de maille et gilets de cuir.

Détail d'un siège, illustration française du XIVème siècle. Notez l'utilisation de l'armure par l'archer et les arbalétriers. Le chevalier au premier plan utilise une hache au manche particulièrement épais et long. Notez la barricade devant les portes. Les pierres jetées ont-elles quelque effet sur ces attaquants fortement protégés ?

Deux épées, à droite, maniées à une main, entaillent par les côtés des casques, tandis qu'un cavalier livre un coup de massue. Au centre, un autre a reçu une flèche dans la joue qui semble avoir frappé derrière sa coiffe de maille. Sur la droite inférieure, un puissant coup est porté avec une longue hache. Remarquez les quatre types différents de casques. Notez enfin la composition graphique d'ensemble de cette vue rapprochée ainsi que l'agencement et la nature des couleurs qui pourraient laisser penser à une illustration moderne. Elle date tout de même du milieu du XIIIème siècle...

   
     
   
   
   

   
 
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Dominique Borthelle