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Canonnière n.f. : comme il existe pour les archers "l'archère", il s'agit là d'une meurtrière aménagée elle non pas pour les archers mais comme son nom l'indique, pour le tir au canon. Celle-ci est en règle générale de forme ovale ou ronde.
Là aussi tu peux en voir de nombreuses sur le site de Fort l'Ecluse.

 

Caponnière n.f. : une caponnière est une construction basse, cachée dans le fossé et servant à la circulation entre le coeur de la place forte et les autres constructions extérieures. La caponnière est également importante dans le système de défense puisqu'elle permet ce que l'on appelle "un tir de flanquement", c'est à dire un tir de biais pour défendre le devant d'un fossé voisin.

 

Casemate n.f. : voici un autre élément important de la fortification qui, au fil des âges et des progrès de l'art de la construction des forts sert à nommer différentes choses.
A l'origine, il s'agit d'un abri situé dans le flanc d'une place forte permettant de tirer et défendre le fossé; la casemate n'étant généralement pas reliée au reste du château.
Ensuite, elle a évolué en chambre voûtée à l’épreuve de la bombe, c'est à dire qu'elle peut resister même si l'on tire vers elle avec des obus. Elle est utilisée, selon que l'on soit en période de guerre ou pas, soit pour tirer au canon, soit comme abri pour le repos des troupes, soit encore comme dépôt ou comme corps de garde.

Regarde cette photo à droite, il s'agit de l'une des nombreuses et belles casemates de Fort L'Ecluse; la plupart d'entre elles sont creusées dans la roche et même sur plusieurs étages !

 

Caserne ou casernement n.f. : c'est le bâtiment qui sert de logement aux troupes. Dans ces casernes, les soldats dorment à plusieurs dans de grandes chambres. Les officiers, c'est à dire ceux qui donnent les ordres, sont habituellement un peu mieux logés : chambres individuelles, à l'écart des simples soldats, parfois munies de cheminées ou alors placées à l'étage au dessus des fours à pains...un bonne solution pour avoir chaud !

 

Catapulte (du latin catapulta; du grec katapeltês) n.f. : bien avant les canons, c'est LA grande trouvaille de l'homme pour attaquer toujours plus et avec le plus de dégats possibles.
La catapulte est apparue chez les Grecs dès le IVe siècle avant Jésus Christ et elle fut encore utilisée jusqu'au Moyen Âge, c'est à dire plus de 1 500 ans d'activité !
Cette machine de guerre pouvait lancer des projectiles d'un poids atteignant 80 kilos jusqu'à une distance, pour les plus puissantes, pouvant atteindre les 1000 mètres, soit 1 kilomètre !

 

Char n.m. : dans l'antiquité, au temps de César, des Romains et des gladiateurs, il s'agissait d'un véhicule à deux roues tracté par un ou plusieurs chevaux, fermé sur l'avant et ouvert à l'arrière et servant aux combats.

Bien plus tard, c'est à dire à la fin de la première guerre mondiale, 1914-1918, puis dans tous les conflits suivants, on le dit "blindé", "char d'assaut" ou "char de combat" et désigne un véhicule à moteur, généralement équipé de chenilles pour mieux franchir les obstacles et ne pas subir de crevaisons, et équipé d'une mitrailleuse ou d'un canon.

 

Château fort n.m. : Demeure seigneuriale ou royale, en général fortifiée, et qui était défendue par des douves, de hautes murailles et des tours.

A la fin du moyen-âge, les armes à feu prirent une telle importance qu'il fut nécessaire de repenser complétement la façon de se protéger. Les anciens châteaux forts, et seulement ceux qui pouvaient encore avoir un intérêt militaire, furent donc modifiés. L'artillerie devenant de plus en plus performante, tous les châteaux forts devinrent malgré tout dépassés dès le XVIIème siècle et ne servirent plus que de garnisons ou de demeures.

 

Chemin de ronde n.m. : c'est une petite voie de circulation pour les hommes à pied, un passage continu au sommet des murs de fortification d'un fort ou d'un château et destiné avant tout aux guetteurs (ceux qui surveillent la possible arrivée d'enemis ) et, lors de combats, aux tireurs.


 
Citadelle n.f. : il s'agit d'une forteresse dominant la ville, ou un point stratégique menant à une ville. La citadelle, placée en position élévée, en hauteur, dispose habituellement de puissants moyens de défense et de contrôle des accès.
Il est tout à fait possible de considérer en quelque sorte le fort supérieur de Fort L'Ecluse comme une citadelle de montagne même si ce n'est pas l'une des plus importantes.

 

Citerne n.f. : réservoir dans lequel on recueille et conserve les eaux de pluie, voire de source, destinée à alimenter un fort.
Au Fort L'Ecluse, l'Association pour la sauvegarde et la mise en valeur de Fort l'Ecluse a récemment mis au jour la plus importante citerne, située à plusieurs centaines de mètres de celui-ci, dans la forêt, et permettant autrefois d'alimenter le fort en eau.

 

Colimaçon (en) loc.adv. : se dit d'un escalier en forme d'hélice. Le principal intérêt de cette forme d'escalier est son faible encombrement, c'est à dire que dans un espace très réduit, un escalier en colimaçon peut permettre de faire communiquer plusieurs étages. L'escalier en colimaçon n'a pas d'axe central, à l'inverse de l'escalier "à vis" qui lui a son axe central.

Au Fort l'Ecluse, tu pourras en découvrir...soit qui tournent sur leur gauche ou alors qui tournent sur leur droite. Tu peux aussi essayer de les repérer depuis l'extérieur puisque qui dit "escalier en colimaçon"ou "à vis" dit presque toujours "cage d'escalier ronde" donc en forme de tour...

 

Colombage (du latin columna, colonne) n.m. : c'est une technique ancienne de construction des murs avec un ossature, "un squelette", de bois et dont les espaces vides entre les différents poutres de bois de cette armature sont comblés par une maçonnerie. On peut donc voir des colombages avec du bois et des briques, du bois et du torchis ou encore du bois et du pisé.

 

Contre-offensive n.f. : c'est une offensive des troupes répondant à une offensive de l'ennemi, on peut tout aussi bien parler d'attaque et de contre-attaque.

 

Contrescarpe n.f. : il s'agit de la face extérieure d'un fossé entourant une place forte, c'est à dire la face côté ennemis, celle qu'ils devront franchir en premier. Cette face est opposée à "l'escarpe" : la face du fossé qui elle se trouve du côté de la forteresse.

 

Corbeau n.m. : c'est une pierre, une pièce de bois ou bien encore une pièce de métal qui est bloquée dans un mur mais dont une partie dépasse et sert à soutenir d'autres éléments de la construction. Un ou plusieurs corbeaux peuvent permettre de soutenir une poutre (pour un escalier comme sur la photo ou un plancher) ou encore un linteau (pour soutenir le haut d'une cheminée).

 

Corps de garde n.m. : c'est le bâtiment des soldats de la garde, nommée parfois la conciergerie. Un peu comme une concierge peut garder et surveiller un immeuble depuis sa "loge" de concierge, des soldats sont particulièrement chargés de garder les entrées et sorties de tout fort, pour arrêter éventuellement ceux qui veulent passer sans ordre ou sans se faire connaître.
Comme c'était aussi le cas à Fort L'Ecluse, puisque placé sur une voie de circulation très importante, le corps de garde permet parfois également de contrôler les passages sur une route, pour vérifier les marchandises et faire payer pourquoi pas une taxe, identifier de possibles intrus ou ennemis.

 

Couleuvrine ou Couleuvrinière n.f. : très ancien canon (utilisé du XVème siècle jusqu'au XVIIIème siècle) dont le tube était long et effilé. Ce nom est bien entendu tiré du nom du serpent, couleuvre, de par la forme de cette arme.

 

Cour de retranchement n.f. : cette cour qui se trouve donc à l'intérieur d'un fort permet un éventuel repli ( se replier : se retrancher) si l'aversaire réussi à pénetrer et à passer les premiers murs qui cernent le fort. Cette cour est fermée par la deuxième ceinture de murs de fortification.

 

Cour d'honneur n.f. : il s'agit d'une autre cour, un espace découvert, close de murs ou alors complètement entourées de bâtiments.
La cour d'honneur était l'espace le plus noble du château fort : destinée à l'accueil des visiteurs de marque; à rendre honneur. On a également conservé ce nom dans les forts qui ont été construits ensuite, devenant l'espace des parades ou de cérémonies militaires.

 

Créneau (du latin crena, entaille) n.m. : c'est la partie creuse au sommet d'un mur de fortification, particulièrement utilisé dans les châteaux forts. Cette ouverture était faite à intervalles réguliers en haut d'un rempart ou d'une tour et elle servait aux guetteurs ou alors aux tireurs afinde pouvoir regarder vers l'extérieur du château fort.
La partie pleine, entre deux créneaux, est le "merlon".

 

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Canonnières

 

 

 

Casemate à Fort l'Ecluse

 

 

 

Catapulte

 

 

 

Château fort

 

 

 

Citadelle

 

 

 

Colimaçon

 

 

 

Colombage

 

 

 

Corbeau

 

 

 

Couleuvrine

 

 

Créneaux (et merlons)