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I
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Vauban,
un grand homme du XVIIème siècle, illustre aujourd'hui, qui fut aussi admiré de ses pairs.


Plus que ses actions en tant qu'homme d'État ou homme de cour, ce sont ses Mémoires qui ont fait de Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon (1675-1755) sa renommée.
Partial, incisif mais sincère, il s'avère dans cet ouvrage comportant 173 cahiers entrepris dès l'âge de 20 ans, un admirable peintre de figures et un historien méticuleux, davantage intéressé par la chronique des petits faits que par les grands mouvements historiques.
Voici, ce que Saint-Simon écrivait en 1703 à propos de Vauban lorsque ce dernier fût élevé Maréchal de France.

"Vauban s'appeloit Leprêtre, petit gentilhomme de Bourgogne tout au plus, mais peut-être le plus honnête homme et le plus vertueux de son siècle, et avec la plus grande réputation du plus savant homme dans l'art des sièges et de la fortification, le plus simple, le plus vrai et le plus modeste. C'étoit un homme de médiocre taille, assez trapu, qui avoit fort l'air de guerre, mais en même temps un extérieur rustre et grossier pour ne pas dire brutal et féroce. Il n'était rien moins. Jamais homme plus doux, plus compatissant, plus obligeant, mais respectueux, sans nulle politesse, et le plus avare ménager de la vie des hommes, avec une valeur qui prenoit tout sur soi et donnoit tout aux autres. Il est inconcevable qu'avec tant de droiture et de franchise, incapable de se prêter à rien de faux ni de mauvais, il ait pu gagner au point qu'il fit l'amitié et la confiance de Louvois et du roi.
Ce prince s'étoit ouvert à lui un an auparavant de la volonté qu'il avoit de le faire maréchal de France. Vauban l'avoit supplié de faire réflexion que cette dignité n'étoit point faite pour un homme de son état, qui ne pouvoit jamais commander ses armées, et qui les jetteroit dans l'embarras si, faisant un siège, le général se trouvoit moins ancien maréchal de France que lui. Un refus si généreux, appuyé de raisons que la seule vertu fournissoit, augmenta encore le désir du roi de la couronner.
Vauban avoit fait cinquante-trois sièges en chef, dont une vingtaine en présence du roi, qui crut se faire maréchal de France soi-même, et honorer ses propres lauriers en donnant le bâton à Vauban. Il le reçut avec la même modestie qu'il avoit marqué de désintéressement. Tout applaudit à ce comble d'honneur, où aucun autre de ce genre n'étoit parvenu avant lui et n'est arrivé depuis.
Je n'ajouterai rien ici sur cet homme véritablement fameux, il se trouvera ailleurs occasion d'en parler encore.

"

C’est en 1655, âgé alors de 22 ans, qu’il reçoit son brevet d’ingénieur ordinaire du Roi. Sa fonction d’ingénieur militaire lui commande de mettre au point des stratégies d’attaque et de défense des places.

En 1690 est créé à l'initiative de Vauban, le Corps des ingénieurs militaires.
Dès lors, il étudie beaucoup, cherche et cherche encore à perfectionner inlassablement ses différentes méthodes et établit, en 1673, une méthode de siège qu’il utilisera pour la première fois à Maastricht (Pays-Bas); et qui restera appliquée pendant les deux siècles qui suivirent.
Cette méthode repose sur trois grands principes fondateurs :
 l’occupation méthodique du terrain.
•  l’utilisation judicieuse de l’artillerie.
 le souci de réduire les pertes humaines.

Après Maastricht, Vauban est présent à toutes les frontières. Il fortifie les points faibles du royaume : les frontières du nord et du sud-est mais aussi des zones côtières. Au total, Vauban a construit ou remanié plus de 150 places.( Cf carte ci-contre)

 

En 1691, les ingénieurs des places de la Guerre et de la Marine et les ingénieurs des tranchées se réuniront en " Département des fortifications des places de terre et de mer ". On peut considérer cette date comme l'origine de l'arme du génie.

Considérant le volume très inquiétant des pertes au combat en ingénieurs, Vauban mettra encore au point à l'intention de ces " martyr de l'infanterie " une protection particulière dans les circonstances du combat où les ingénieurs étaient spécialement exposés. Vauban leur imposera le port de la lourde cuirasse de sapeur et le " pot-en-tête ". Cet ensemble ne fut abandonné que pendant la seconde moitié du XIXème siècle.
C'est à juste titre que le maréchal de Vauban est considéré comme le fondateur du génie français car il est à la base de l'organisation d'une arme homogène et autonome qui s'est prolongée jusqu'à nos jours.
A la mort de Vauban en 1707, la charge de commissaire des fortifications de France fut définitivement supprimée, Le Peletier de Souzy assurant les fonctions de directeur général des fortifications depuis 1691.

 

 

Art militaire et agriculture, en passant par l'économie, voici parmi les nombreux sujets traités par Vauban.


Peut-être plus que tout autre gourmand de vues et de connaissances, Vauban aura rédigé de nombreux traités, de grande valeur et sur des sujets très variés.

Tous ces textes ou ouvrages nous apportent alors un véritable éclairage, très large, sur son temps, le XVIIème siècle; Saint-simon, l'un de ses contemporains, apportant quant à lui un éclairage sur des figures.
Vauban se sera donc intéressé à la démographie et à la prévision économique.

 

Sur ce thème, il élaborera par exemple des formulaires de recensement. Dans un autre domaine, et au travers d'un écrit dense intitulé La cochonnerie, il considère un calcul estimatif pour connaître jusqu'où peut aller la production d'une truie pendant dix années de temps.
Dans un ouvrage se voulant réformateur, La

 

dîme royale (1707), il propose de remplacer les impôts existants par un impôt unique de dix pour cent sur tous les revenus, et sans exemption pour les ordres privilégiés. Cette activité sera la principale cause de sa disgrâce.

 

 

Pour en savoir plus sur Vauban

www.vauban.asso.fr

 

                                                 
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